Analyse des chocs de Demande Globale et d'Offre Globale
Fixé par la Banque Nationale (ex: BNS), c'est le "coût de l'argent". Une hausse de ce taux rend les crédits plus chers pour les entreprises (investissements) et les ménages (consommation, hypothèques). Les agents économiques empruntent et dépensent donc moins, ce qui contracte la masse monétaire en circulation et déplace la Demande Globale vers la gauche. C'est l'arme principale pour lutter contre l'inflation, mais elle ralentit la croissance.
Il représente le prix de notre monnaie nationale. Si le Franc Suisse devient "fort" (par exemple, 1 CHF = 1.20 € au lieu de 1.00 €), nos produits d'exportation (montres, chocolat, machines) deviennent soudainement plus chers pour les acheteurs étrangers. Leurs commandes diminuent. À l'inverse, les Suisses vont importer davantage car les produits étrangers sont moins chers. Cette baisse nette des exportations fait reculer la Demande Globale vers la gauche.
Création monétaire directe par l'État pour financer ses propres dépenses (infrastructures, salaires, aides sociales) et éponger ses éventuels déficits. Cet argent nouvellement créé est injecté directement dans l'économie, ce qui fait exploser la Demande Globale vers la droite. Bien qu'elle stimule la production à très court terme, cette technique engendre rapidement une inflation galopante. C'est pourquoi cette pratique est aujourd'hui strictement prohibée dans la plupart des pays développés en raison de son niveau de risque.
Si les entreprises doivent payer leurs employés nettement plus cher sans que ces derniers ne produisent plus (gains de productivité nuls), leurs coûts de production explosent. Pour maintenir leur marge, les entreprises répercutent cette hausse sur leurs prix de vente. Sur le graphique, l'Offre Globale (Og) se déplace vers le haut et la gauche. Cela crée une spirale "prix-salaires" très difficile à arrêter.
Un choc pétrolier, une guerre, ou une pénurie mondiale de composants augmente drastiquement les coûts de base des entreprises. L'Offre Globale recule (vers la gauche/haut). On observe alors le phénomène tant redouté de la Stagflation : la production diminue (générant du chômage), tandis que le niveau général des prix explose en même temps.